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10 et 17 JUIN 2007 : éléctions legislatives

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on est socialiste à partir du moment où l’on a cessé de dire « Bah !c’est l’ordre des choses ; il en a toujours été ainsi , et nous n’y changerons rien »,à partir du moment où l’on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice , d’égalité , de solidarité qui vit en nous .

Léon Blum

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Mardi 25 avril 2006

RETROUVEZ CHACUNE DE NOS 12 PROPOSITIONS POUR 2007 EN DETAIL  :

 

1- Mettre les jeunes en sécurité sociale : une allocation d’autonomie pour tous les jeunes en formation ou en insertion

2-  Pour garantir une véritable citoyenneté numérique, constitutionnaliser les libertés numériques

3 - Un traité social européen pour harmoniser par le haut les droits sociaux en Europe

4 - Dans le cadre d’un plan logement universel, réglementer le montant des loyers par la loi et par secteur

 5 - Une 6ème république parlementaire passant notamment par le mandat unique

6 - A l’image du SMIC, instituer un taux interprofessionnel de croissance des salaires qui garantisse l’augmentation du pouvoir d’achat de tous les salariés

7 -  Egalité des droits hétéros-LGBT : ouverture du mariage et légalisation de l’homoparentalité pour les couples homosexuels

8 - Une révolution pédagogique pour démocratiser l’école : des nouveaux dispositifs pour un suivi personnalisé des élèves

9 -  Lutter contre la précarité : créer une contribution sur les entreprises modulée en fonction de leur responsabilité sociale et environnementale. Cette contribution alimente un fonds permettant aux salariés de racheter leur entreprise qui, alors qu’elle est rentable veut être fermée par la direction.

10 - Pour faire respecter l’égalité des droits entre tous, créer une police des discriminations

11 - Un pôle public européen de l’énergie et de l’environnement fer de lance d’une vraie politique écologique

12- Premier pas vers le devoir de mémoire : mettre fin à la Françafrique

par Animateur Fédéral publié dans : Nos 12 propositions pour 2007
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Dimanche 23 avril 2006

1- Mettre les jeunes en sécurité sociale : une allocation d’autonomie pour tous les jeunes en formation ou en insertion

La jeunesse connaît aujourd’hui une situation de précarité grandissante. Pour la première fois, une génération a comme horizon de vivre moins bien que la génération précédente. Etudiants (et même lycéens) contraints de se salarier, jeunes au chômage, baladés de stages bidon en CDD, de contrats aidés en missions d’intérim...

Il faut briser définitivement l’image d’Epinal de la jeunesse dorée et insouciante, héritée des années 1960. Les jeunes sont victimes de politiques publiques qui les stigmatisent ou les ignorent : ils n’ont pas droit au RMI, les contrats spécifiques qui leur sont réservés sont très souvent des sous-contrats, le système d’aide sociale en direction des étudiants est injuste et insuffisant (des bourses très faibles qui ignorent la situation réelle du jeune, des réductions fiscales aux familles les plus aisées). Si les jeunes ne constituent pas une catégorie sociale homogène, ils ont pourtant une aspiration commune à l’autonomie et le besoin en commun d’acquérir le plus haut niveau de qualification possible et de former leur esprit critique, afin de s’insérer au mieux sur le marché du travail et plus largement dans la société. Entre l’enfance et l’âge adulte, entre la dépendance vis-à-vis de ses parents et le salariat, une nouvelle période dans la vie d’un individu est apparue massivement. Cette période de formation et d’insertion se traverse sans protection, sans filets de sécurité : entre dépendance vis-à-vis de la famille et vis-à-vis de la précarité du travail. Les jeunes en formation connaissent une période de risque majeur. A l’image de la création du régime des retraites par répartition, il s’agit aujourd’hui d’assurer les jeunes en formation contre le risque de dépendance inhérent à cet âge de la vie. Il faut mettre la jeunesse en sécurité sociale. La création d’un statut social du jeune en formation ou en insertion, auquel serait liée une aide financière, l’allocation d’autonomie, et un certain nombre d’avantages (dans le domaine de la santé, de la culture, du sport, des transports...) permettrait à chaque jeune de se consacrer à sa formation.

L’allocation d’autonomie : la refonte du système actuel

Une aide unique... Ce système d’aide consiste dans une refonte de l’ensemble des aides sociales existantes. Il s’agirait d’une aide unique, pour l’ensemble des jeunes en formation ou en insertion.

...et universelle Elle serait attribuée à tous les jeunes sur la base d’un projet de formation, et liée à la poursuite effective de ce projet. Un plafond d’heures travaillées et de revenus salariaux serait fixé, au-delà duquel le jeune en formation n’aura plus accès à l’allocation autonomie, son statut de salarié primant alors sur celui d’étudiant.

Une aide juste Son montant doit être individualisé, en fonction de la situation propre du jeune, et non uniquement de celle de sa famille. L’allocation serait également individualisée en fonction de plusieurs critères : logement indépendant ou non, coût de la vie, mobilité à l’étranger, etc. Chaque jeune aurait à remplir une déclaration fiscale indépendante pour bénéficier de l’aide. L’allocation autonomie serait bien plus juste que le système actuel, qui aide surtout les familles, et davantage les familles aisées.

Une gestion du système par les jeunes eux-mêmes Les jeunes doivent pouvoir gérer eux-mêmes les fonds destinés à permettre leur formation et leur insertion.

Sur le financement Il proviendrait de la mise en commun les aides aujourd’hui existantes (7 milliards d’euros, soit la moitié de la somme nécessaire) et de la mobilisation de moyens supplémentaires, qui pourraient provenir à la fois de l’Etat et de cotisations sociales. C’est question de priorité politique (à comparer par exemple avec les 20 milliards d’euros d’exonérations de cotisations dont bénéficient les entreprises, dont une grande partie est censée leur permettre d’embaucher des jeunes). L’allocation d’autonomie a pour vocation de permettre à chaque jeune quelle que soit son origine sociale de se consacrer pleinement à sa formation initiale, afin de se préparer au mieux à une insertion professionnelle durable et de qualité.

Bien sûr l’allocation d’autonomie pour les jeunes en formation ne prétend pas répondre à tous les problèmes des jeunes, notamment quant à leur entrée sur le marché du travail. Elle devra s’articuler avec d’autres dispositifs : aide et accompagnement à la recherche du premier emploi, réduction de la précarité des emplois, réforme de la formation continue pour assurer une meilleure formation professionnelle des jeunes dans l’entreprise, encadrement des stages, etc.

Un service citoyen obligatoire De même, l’allocation d’autonomie constitue le volet financier du statut social des jeunes. Pour redonner l’espoir à la jeunesse, favoriser l’égalité, la mixité sociale, le brassage géographique, le MJS promeut l’idée d’un service citoyen obligatoire pour tous les jeunes. Il est logique que les jeunes, à qui serait attribuée une allocation d’autonomie pour se former, aient un devoir d’engagement et de solidarité envers la collectivité.

par Animateur Fédéral publié dans : Nos 12 propositions pour 2007
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Dimanche 23 avril 2006

2- Pour garantir une véritable citoyenneté numérique, constitutionnaliser les libertés numériques

La garantie d’une citoyenneté numérique réelle passe par deux mesures : l’assurance que tous peuvent avoir accès aux réseaux et la protection des libertés numériques.

Le développement de la vidéosurveillance, la mise en place en réseau des fichiers policiers, la conservation des données personnelles sont autant de risques qui pèsent sur les libertés collectives et individuelles. Au pretexte de la lutte contre la délinquance et le terrorisme, la France s’est orientée vers une législation attentatoire à des libertés fondamentales pourtant chèrement acquises. Même la CNIL qui n’a pourtant que l’odeur d’une commission administrative indépendante alerte dans son rapport de 2005 au sujet des fichiers STIC et GIDEX "sur les risques graves et réels d’exclusion ou d’injustice sociale qu’ils comportent du fait des nombreux dysfonctionnements constatés et sur la quasi-impossibilité pour les personnes de faire valoir, en pratique, leurs droits".

Le caractère imperceptible de la surveillance et de la conservation des données, l’utilisation d’un jargon peu accessible et l’apparente complexité des techniques ont été exploités pour endormir la vigilance des citoyens à qui on a confisqué, particulièrement depuis le 11 septembre 2001, un ensemble de protections liées notamment au respect à la vie privée ou à la liberté d’expression.

Aujourd’hui, l’absence d’une véritable protection constitutionnelle des libertés numériques a pour conséquence la multiplication de lois liberticides sans qu’elles puissent ne serait-ce qu’être examinées par le conseil constitutionnel. Dernièrement, la loi DADVSI a focalisé l’attention sur le peer-to-peer alors qu’elle prévoit également la banalisation de mesures techniques permettant à des sociétés privées de récupérer et conserver les données personnelles de leurs clients (DRM). Aucune disposition destinée à informer ou protéger les citoyens n’a été prévue. Pire, la loi sanctionne la possibilité pour des personnes d’analyser le contenu de ces mesures techniques, interdisant par conséquence la possibilité de sensibiliser les citoyens sur le type d’informations recueillies.

Le spectaculaire développement de la société de l’information et l’utilisation quotidienne des technologies de la communication impose d’instituer un véritable garde-fou. L’érection en principe constitutionnel des libertés numériques neutralisera la mutation de ces progrès techniques en cheval de troie des libertés individuelles. Le Constitution doit donc notamment prévoir la protection des correspondances privées, le droit d’être informé, d’accéder, de modifier, de rectifier et de supprimer ses données, le droit à l’oubli numérique (notamment pour les fichiers policiers), ... Cette protection ne sera efficace que si elle est complétée par l’intégration de telles principes au sein de conventions internationales.

Enfin, parce que la citoyenneté repose sur un tryptique libertés-droits-devoirs, il faut garantir l’accès à internet pour l’ensemble de la population française. Ce sera un élément fondamental pour la cohésion sociale dans les prochaines années. D’ici peu de temps, il est fort probable que l’accès à internet deviendra aussi essentiel que l’accès à l’eau ou à l’électricité. Le marché faisant la preuve de son échec en la matière, c’est à un service public de le faire. La France l’a déjà fait pour le minitel, pourquoi ne le ferait-t-elle pas pour internet. Pour des questions de coût et de facilité d’accès, il est envisageable que l’Etat utilise la quatrième licence UMTS laissée libre. C’est un nouveau droit-créance qui émerge, notre pays s’y préparer dès aujourd’hui.

par Animateur Fédéral publié dans : Nos 12 propositions pour 2007
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Dimanche 23 avril 2006

Constat :

Notre génération a naturellement l’Europe pour avenir. Pourtant, elle est porteuse d’une autre exigence pour l’Europe que celle qui l’a précédée : la seule préservation de la paix ne suffit plus à assurer l’adhésion à l’Union européenne ni la paix elle-même. C’est dans ce sens que la jeunesse a majoritairement voté non le 29 mai en France à une Europe qui est malheureusement mais à juste titre perçue comme une stricte union économique et de marché.

Objectif :

Aujourd’hui, la gauche européenne doit dépasser un agenda de pure résistance à l’offensive libérale pour développer un agenda positif, dynamique et de conquête. Cet agenda, c’est le traité social européen.

Projet :

Le traité de Maastricht comportait cinq critères économiques. Nous lui opposons un traité qui définit 5 objectifs pour l’Europe sociale et politique :

-  un emploi pour tous : un taux de chômage inférieur à 5%
-  une société solidaire : un taux de pauvreté inférieur à 5%
-  un toit pour chacun : un taux de mal-logés inférieur à 3%
-  l’égalité des Droits : un taux d’illettrisme à l’âge de 10 ans inférieur à 3%
-  une réelle solidarité avec le Sud : une aide publique au développement supérieure à 1% du PIB

Pour atteindre ces objectifs, l’UE doit retrouver des marges de manœuvre par le biais de la mise en œuvre des outils de politique économique suivants :
-  un budget renforcé financé par un impôt européen
-  une révision des statuts et de l’orientation de la BCE sous contrôle démocratique des institutions européennes
-  l’adoption d’une directive cadre sur les services publics
-  le vote à majorité qualifié sur les questions sociales et fiscales après harmonisation sociale par le haut

Ce traité social que nous portons est la réponse au divorce entre l’Union et ses citoyens. Il doit permettre de redonner du sens au projet européen et de dégager les marges de manœuvre politiques nécessaires pour construire l’Europe politique et sociale que demandent les peuples.

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Dimanche 23 avril 2006

4- Dans le cadre d’un plan logement universel, réglementer le montant des loyers par la loi et par secteur

L’inflation des loyers

Aujourd’hui, le logement est le premier poste de dépense des Français. Pour les plus modestes, c’est la moitié et parfois les deux tiers de leur salaire qui est absorbé dans le paiement du loyer. De ce fait, de plus en plus de foyers sont contraints de renoncer à certaines autres dépenses, allant même jusqu’à sacrifier leur santé car ils ne peuvent faire l’avance des frais médicaux ou en rognant sur leur budget consacré à l’alimentation. Il est temps de freiner cette spéculation dévastatrice. Propositions : Plafonner tous les loyers par la loi par type d’appartement (studio, 2 pièces...) et par zone géographique. Exercer un contrôle sur les acteurs de l’immobilier (agences, particuliers, notaires) afin de veiller au respect de la législation. Cette proposition a pour but d’endiguer la hausse actuelle des loyers en s’assurant qu’un certain plafond (réévalué chaque année) ne pourra être dépassé.

La difficulté de trouver un logement

Face à un marché de l’immobilier totalement dérégulé, nombreux sont confrontés à un « parcours du combattant » lorsqu’ils cherchent à se loger. Caution trop importante, pas de garants. Les plus faibles sont exposés à un exode contraint car ils ne parviennent plus à se loger en ville et doivent partir vers les premières couronnes et maintenant la banlieue lointaine. De fait, seuls les plus favorisés peuplent les centres villes et toute mixité sociale devient impossible.

Propositions :

Généraliser le dispositif Locapass (où la caution est pré-payée par le 1% logement) afin de faciliter l’accès au logement. Pour réduire significativement le nombre de logements vacants : renforcer le droit de préemption des élus locaux (droit qui leur permet lorsqu’ils se portent acquéreurs d’un logement traditionnel pour en faire un logement social, d’être privilégiés par rapport aux autres acquéreurs), aider les propriétaires à la mise au norme de leur logement afin qu’ils puissent le louer, renforcer les pouvoirs des maires en matière de réquisition de logements vides. Un objectif de construction ambitieux de logements adaptés aux besoins des familles d’aujourd’hui, doit être adopté et figurer au rang de priorité nationale.

Des logements sociaux en nombre insuffisant

Combien de personnes éligibles à un logement social au vu de leurs ressources ne parviennent pas à en trouver un ? Combien de personnes sont contraintes de se loger chez des amis ou de la famille car elles ne trouvent pas de logement dans le social et leurs revenus sont trop faibles pour se loger dans l’immobilier traditionnel ? De plus, les logements sociaux qui devaient être à leur création, des logements temporaires destinés à aider les personnes en difficulté avant qu’elles retrouvent le marché locatif traditionnel, se sont avérés être en fait « du provisoire qui dure ».

Propositions :

Engager une réelle politique de construction de logements sociaux => Les collectivités appliquant la loi SRU (20% de logements sociaux dans les communes) mais faisant face à un manque de ressources recevraient une partie de la taxe payée par les communes qui ne respectent pas cette loi et qui ne souhaitent pas l’appliquer. Au préalable, l’amende payée par chaque commune par logement social manquant devra être significativement augmentée. On pourrait également affecter à la création de logements sociaux la taxe pour logement inoccupée payée par les propriétaires.

Conclusion :

Le MJS souhaite s’engager pleinement dans la voie de la reconnaissance d’un droit au logement « opposable juridiquement » et « invocable ». C’est à dire que toute personne ne parvenant pas à se loger pourrait se pourvoir contre l’Etat en justice afin qu’il répare le préjudice qu’elle subit. Celui-ci s’il était condamné, s’engagerait à loger cette personne.

par Animateur Fédéral publié dans : Nos 12 propositions pour 2007
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