100 jours sans convaincre

Publié le par ANIMATEUR FEDERAL

100 JOURS, SANS EMPLOI.....

L’échéance des cent jours que s’était fixée Dominique de Villepin pour réussir la « bataille contre le chômage » est arrivé à son terme. Aujourd’hui, force est de constater que le but du Premier Ministre n’était pas de redresser le pays, mais d’assurer la survie d’un président moribond.  Après avoir insulté la démocratie en décidant de légiférer par ordonnance, le Premier Ministre a démontré l’inefficacité d’une politique menée pour des intérêts partisans.

En effet, le retour annoncé des emplois jeunes interroge. Des considérations d’ordre idéologique et politique avaient conduit le gouvernement Raffarin, dont Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin faisaient pourtant déjà partie, à sonner la fin des emplois jeunes. Selon le gouvernement de l’époque, les « vrais emplois » étaient l’affaire du privé. La « réhabilitation » des emplois jeunes démontre que la réalité est tout autre et que le public a bel et bien son rôle dans la lutte contre le chômage.

Mais ce n’est qu’un revirement de façade qui ne doit pas masquer la réalité de ces nouveaux emplois jeunes qui n’ont qu’une durée 2 ans et ne sont qu’au nombre de 20 000. Il est bon de réparer ses erreurs. Il est encore plus souhaitable de les éviter et la suppression de centaine de milliers d’emplois jeunes ne concerne pas que l’Education Nationale. Cette mesurette ne saurait compenser la suppression de XXX contrats aidés dans l’Education Nationale depuis 2002. 

De plus, alors que Napoléon avait instauré le code civil, Dominique de Villepin réinvente le code du travail à la sauce libérale. Le contrat nouvel embauche dont se gargarise le gouvernement n’est rien d’autre que la précarisation du travail, l’obligation pour les salariés menacés de licenciement à chaque moment de vivre au jour le jour avec la crainte de voir leur situation se détériorer.

Le bilan de la bataille pour l’emploi menée par le gouvernement est une bérézina pour les travailleurs de notre pays, et notamment les jeunes, qui voient leur situation se détériorer. Ce que les médias présentaient comme le Waterloo du gouvernement est en réalité la crise économique et social de notre pays, victime des errements d’une droite qui passe plus de temps à étaler ses histoires de vacances à la une des magazines ou à se faire la guerre pour savoir qui succèdera à l’empereur moribond. 

Résolution du dernier BN du MJS

 

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