1er décembre contre le VIH

Publié le par Animateur Fédéral

 

1er DECEMBRE 2005 :

journée mondiale de luttre contre le VIH

Plus atroce que la guerre en Irak qui nous a tous mobilisées , deux fois plus destructeur que la Première Guerre Mondiale, il y a actuellement et depuis déjà plus d’une dizaine d’années la guerre des peuples malades, qui payent toujours le prix fort ,contre la force des lobbies pharmaceutiques et l’insuffisance des occidentaux.
Comment ne pas dire : « lutter contre le SIDA est une priorité » ; « tous les séropositifs doivent avoir accès aux médicaments ».
Nous sommes, bien sûr, au sein du MJS, pour ceci, pour permettre au plus grand nombre d’hommes, de femmes, d’enfants atteints d’avoir le droit d’être traités, de bénéficier de soins adaptés, de retrouver leur dignité et leur place au sein de leur communauté.

Ceci est valable dans les pays du quart-monde, mais aussi dans nos pays « développés » où la maladie n’est pas du tout éradiquée et provoque toujours des phénomènes de discriminations, de précarisation des malades.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) proposait un plan « Traiter 3 millions de personnes en 2005 ». Celui ci est malheureusement tombé à l'eau....car  le prix des médicaments est toujours fixé par les grosses firmes pharmaceutiques internationales, car on bloque l’accès des pays les plus pauvres, qui sont malheureusement les plus touchés, aux génériques, car l’inadmissible position américaine est toujours de preferer laisser mourir les peuples plutôt que d’accepter de léguer les brevets médicamenteux.

Certes des avancées sont faites notamment par la Fondation Clinton qui réalise des accords pour faire baisser le prix des médicaments génériques. Mais, on ne peut plus abandonner ces peuples désarmés, laisser les familles se décimer, laisser les orphelinats se remplir... mais aussi, on ne peut plus rester inactif et silencieux face à ce massacre qui reste, dans nos sociétés préservées, un massacre silencieux car écarté du débat public et de la politique étrangère...

Le portrait n’est fort heureusement pas totalement sombre. On voit dans des pays en voie de développement des mesures très encourageantes. Par exemple, au Brésil, pays de Lula, tous les patients VIH/SIDA sont traités gratuitement. Ce pays, où l’équilibre est fragile, n’a pas eu peur de prendre de telles mesures coûteuses mais tellement prometteuses pour l’avenir même de l’état, pour l’avenir de sa jeunesse, de son économie...

Il faut que l’action contre le SIDA soit quadruple :
-  le soin (mise en place de réseaux de distributions de médicaments, accès des malades aux traitements adaptés aux conditions réelles des pays (culture, matériel,...)),
-  la prévention ,
-  la formation,
-  l’accompagnement (un suivi social car la maladie détruit aussi le tissu social du malade, un suivi psychologique car la survenue de la maladie n’est jamais banale dans la vie d’un individu).

Enfin, le bilan alarmant dans les pays du quart-monde (Afrique, Chine ?) ne doit pas nous faire oublier notre propre situation face à ce fléau. La France possède un système de santé, pour l’instant, très efficace, un taux de contamination pas aussi inquiétant que dans les pays pauvres mais il ne faut pas baisser la garde. Nous devons au sein du MJS, mais aussi chacun individuellement, combattre sur les deux fronts : mondial et national, en menant des actions de sensibilisation et de prévention.


Quelques Chiffres :

-  7000 morts par jour,
-  12,1 millions d’orphelins,
-  moins de 10% de malades ayant accès aux médicaments efficaces,
-  20 millions de morts depuis le début de l’épidémie,
-  42 millions de personnes infectées.


Petit éclairage médicamenteux

Les antiviraux : ils n’éliminent pas le virus mais délivrés en association avec d’autres , d’où le nom de bi- ou tri- thérapie, peuvent fortement diminuer sa progression, sa multiplication voir même contenir son évolution.

Les traitements préventifs efficaces : ils traitent et empêchent la survenue de certaines infections opportunistes liées à la fragilité des sidéens comme la tuberculose.


Un peu d’économie :

Coût des traitements, par an, par malade :
-  avec un médicament labellisé : 10 400 $,
-  avec un médicament générique : 255,50 $,
-  avec le dernier accord de la Fondation Clinton : 132 $ par an, soit 32 centimes d’euro par jour.


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