Un Autre Avenir

A VENIR :

 

10 et 17 JUIN 2007 : éléctions legislatives

_____

Calendrier

on est socialiste à partir du moment où l’on a cessé de dire « Bah !c’est l’ordre des choses ; il en a toujours été ainsi , et nous n’y changerons rien »,à partir du moment où l’on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice , d’égalité , de solidarité qui vit en nous .

Léon Blum

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Vendredi 31 mars 2006

     Hier , nous étions dans l'attente de la réponse du Conseil Constitutionnel , bien que nous ne nous faisions pas d'illusion sur la partialité de cette chambre "supérieure" . Nous ne rappellerons pas ici comment sont désignés ses membres . Enfin , le couperet est tout de même tombé : acceptation du CPE sans aucune objection .

 Nous voici aujourd'hui dans une nouvelle attente sans grande illusion non plus , celle de l'intervention de Chirac ce soir sur tous les bons téléviseurs français ! Selon les échos , il va promulguer cette loi le plus rapidement possible en proposant par la suite de réfléchir sur l'emploi des jeunes...en promettant ( et on sait ce que valent ses promesses!!) de retirer le CPE s'il estime que les syndicats ont de meilleurs propositions pour l'emploi des jeunes . Nous voici alors revenus au point de départ . Nous n'allons tout de même pas discuter de l'emploi des jeunes ,au passage :  reflexion sectaire et stigmatisante (car la reflexion doit être globale !!) pendant que des jeunes seront employés en CPE ...

Plus qu'autiste , le gouvernement et Chirac n'ont rien compris à la  demande , que nous crions pourtant sur chaque manif (3 millions ça doit tout de même faire du bruit non?)  :

RETRAIT DU CPE !

Voici  la seule solution à la crise actuelle .

Il faut retirer le CPE car il est inadmissible sur deux points : la méthode et le contenu. La méthode : aucun dialogue social avant de sortir le CPE de son chapeau , aucune prise en compte de la voix des syndicats .Le contenu : le jeune kleenex , virable du jour au lendemain sans justification ! Il doit  être également retiré car il ne résout en rien le problème du chomage , (comme le CNE le prouve déjà ) mais en revanche offre la  précarisation à coup sûr  !

Bien plus que le CPE qui fut "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase " , la jeunesse de notre pays demande un autre Avenir .

Nous refusons d'être la génération sacrifiée afin de permettre la mise en place d' un modèle libéral dans notre pays .Nous nous sommes déjà assez sacrifiés pour cela ! Il est tout de même dur d'accepter d'être la première génération de l'histoire à qui on promet de vivre moins bien que la génération qui la précéde ! La mobilisation sans précédent reflète les problèmes profonds dont est victime notre génération . L'Avenir est un horizon très important ! Le problème de fond est que l'Avenir que nous voyons se profiler devant nous , l'Avenir que nous préparent De Villepin , Sarko , Chirac , l'Avenir que nous offre le libéralisme est en contradiction complète avec l'Avenir auquel aspire tout jeune de notre Pays .

Face à cela , notre camp a une lourde responsabilité. Et ceci sur 2 points . Tout d'abord sur le passé. Soyons objectifs et avouons que nous aussi , la Gauche , nous n'avons pas su toujours préparer un avenir florissant , que nous n'avons pas toujours pris en compte le  malaise de la jeunesse  actuelle et même l'ancienne jeunesse , celle des trentenaires actuels . Nous devons analyser nos échecs et en tirer les conséquences qui en découlent . Notre seconde responsabilité , et c'est celle qui nous interesse , nous jeunes socialistes , est de construire un projet  offrant enfin un Avenir à la jeunesse de ce pays . Nous devons préparer demain et après demain  . A la suite de ces mobilisations , nous devons nous unir pour reflechir , débattre , mettre noir sur blanc les aspirations de notre génération et y offrir des solutions . Sachez que le MJS se tient prêt pour le faire . Même plus que cela , le MJS a déjà des pistes de solutions . Nous y réflechissons depuis longtemps .

Dans cette optique , le MJS de l'Oise vous proposera des assemblées de reflexions sur l'Avenir que nous voulons dans les semaines à venir .

Enfin , le combat continue car nous n'avons plus rien à perdre !

Tant que le CPE ne sera pas du passé , nous nous battrons pour notre avenir !

par Animateur Fédéral publié dans : Dossier CPE
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback trackback (1)    recommander
Jeudi 30 mars 2006



Les Français sont 62% à se déclarer solidaires du mouvement de contestation du CPE, 27% n'en étant pas solidaires et 10% y étant indifférents, selon un sondage Ipsos pour LCI diffusé aujourd'hui .

66% des personnes interrogées désapprouvent la décision du Premier ministre Dominique de Villepin de maintenir le contrat première embauche, tandis que 29% l'approuvent.

Elles sont 47% à souhaiter que le CPE soit purement et simplement retiré, 45% à vouloir qu'il soit maintenu mais avec des aménagements, et 6% à souhaiter qu'il soit maintenu dans son état actuel.

Pour sortir du blocage actuel, 67% pensent que le gouvernement doit suspendre le CPE et entamer des négociations pour modifier le texte, 29% jugeant que les syndicats doivent accepter de négocier des aménagements sur la base du texte actuel.


Par ailleurs, 71% des Français jugent que le Premier ministre n'est pas convaincant dans sa volonté de concertation avec les syndicats pour sortir de la crise, 24% pensant le contraire.

Et après , on nous dira toujours que nous ne sommes qu'une minorité !!

par Animateur Fédéral publié dans : Dossier CPE
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 30 mars 2006

Communiqué de presse du MJS-National.
.....Le 30 mars 2006.

....."Imaginons la France d'après" : le slogan martelé par l'UMP depuis plusieurs semaines raisonne plus fort à mesure que la crise de régime s'accentue. La pièce se joue en plusieurs actes et si nous n'imaginons pas combien il y en a, le début du film nous laisse deviner un dénouement dramatique.

.....Acte 1, La déclaration de guerre, 16 janvier - Le Premier ministre s'apprête à légiférer sur le droit du travail des jeunes et alors qu'on s'attendrait à ce qu'il consulte naturellement les partenaires sociaux, il tente le passage en force et en solitaire. Au moyen d'un cavalier législatif, en faisant voter la loi à 2h00 du matin, et en ayant recours par la suite au 49.3, Dominique de Villepin vient d'insulter la démocratie et déclarer la guerre aux jeunes.

.....Acte 2, La sourde oreille : Les manifestations prennent une ampleur considérable. Pour autant, Villepin, son gouvernement et sa majorité s'obstinent.

.....Acte 3, Rossons les étudiants, 23 mars - La manifestation de Paris se termine mal. Des casseurs s'en prennent aux manifestants, devant les yeux des CRS qui ont reçu l'ordre de ne pas bouger. Le Gouvernement veut mater les contestataires.

.....Acte 4, Démonstration de force des anti-cpe, 28 mars - 3 millions de personnes dans la rue, c'est historique sous la Vème République, le Gouvernement répond : "ce n'est pas impressionnant".

.....Acte 5, Arrestation des leaders syndicaux, 30 mars - Le président de l'Union nationale lycéenne, Karl Stoeckel, a été arrêté avec une cinquantaine d'autres lycéens.

.....Le Gouvernement cherche délibérément à instaurer un climat insurrectionnel en France pour légitimer la mise au pas de la jeunesse. Vont-ils nous rejouer le coup de l'Etat d'urgence ? Villepin est un Kamikaze, Sarkozy un pyromane, l'explosion sociale guette ce gouvernement irresponsable. Il est grand temps que le Parlement retrouve ses lettres de noblesse et siffle la fin de la partie.

.....Ce que la loi fait, la loi peut défaire, le Mouvement des jeunes socialistes interpelle l’ensemble des députés. Face à un gouvernement qui a perdu les pédales, nous en appelons à la responsabilité du Parlement pour qu’une proposition de loi visant à supprimer le CPE soit immédiatement déposée. Le Gouvernement a confisqué la démocratie, qu’elle soit maintenant rendue par un Parlement émancipé et responsable.

par Animateur Fédéral publié dans : Dossier CPE
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 30 mars 2006

par Animateur Fédéral publié dans : Dossier CPE
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 29 mars 2006

L’annonce du lancement du Contrat Première Embauche par le gouvernement Villepin marque le premier acte de l’offensive finale de la droite contre notre pacte social. C’est donc bien un enjeu de civilisation que notre pays est sommé de trancher. Pour les socialistes, il s’agit d’user de l’ensemble des leviers pour faire obstacle à cette mesure, et à ce qu’elle préfigure (contrat unique avec deux ans de périodes d’essai notamment pour tous), qui va à l’encontre de l’ensemble des combats qu’ils ont menés et des valeurs qu’ils défendent.

I. Mettre les collectivités locales au cœur du combat contre le CPE
Les socialistes ont toujours utilisé les collectivités locales à la tête desquelles ils sont élus pour promouvoir les idéaux qui sont les leurs et pour résister et s’opposer à des gouvernements de droite.
Il en a été ainsi au début du 20ème siècle avec l’émergence du socialisme municipal. C’est encore le cas aujourd’hui : par exemple, la présidence de 20 régions métropolitaines par des socialistes a bouleversé le rôle de ce niveau de collectivité locale dans le paysage institutionnel. C’est un constat : les services publics locaux sont des outils de transformation sociale à part entière. Dans cette optique historique, l’entrée en scène des collectivités territoriales dans la lutte contre le CPE est autant une nécessité (pour appuyer le rapport de force dans la rue) que le débouché logique de l’opposition menée par les socialistes au parlement.

II. Les moyens qui peuvent être mis en oeuvre
Le Mouvement des Jeunes Socialistes propose que les Socialistes qui dirigent des régions, des départements, des communes ou des intercommunalités prennent trois types de mesures concernant l’exclusion des CPE et CNE de toute activité liée directement ou indirectement aux actions des collectivités territoriales :
- en interdisant les CPE et CNE dans leurs satellites (SEM, établissements publics ,associations) en faisant voter des délibérations allant dans ce sens dans les conseils dirigeant ces organismes
- en imposant, au titre du mieux-disant social, que les entreprises avec qui elles passent des marchés publics ne fassent pas appel à ce type de contrat
- en agissant de même au niveau des contrats de délégation de service public

Concrètement, il s’agit d’utiliser l’article 53 du code des marchés publics qui mentionne que
«Pour attribuer le marché au candidat qui a présenté l’offre économiquement la plus avantageuse, la personne publique se fonde sur divers critères variables selon l'objet du marché ,notamment le coût d'utilisation, la valeur technique de l’offre, son caractère innovant, ses performances en matière de protection de l’environnement, ses performances en matière d’insertion professionnelle des publics en difficulté, le délai d'exécution, les qualités esthétiques et fonctionnelles, le service après-vente et l'assistance technique, la date et le délai de livraison, le prix des prestations. D'autres critères peuvent être pris en compte s'ils sont justifiés par l'objet du marché » et/ou l’article 14 relatif aux conditions d’exécution des marchés qui dispose que « La définition des conditions d'exécution d'un marché dans les cahiers des charges peut viser à promouvoir l'emploi de personnes rencontrant des difficultés particulières d'insertion, à lutter contre le chômage ou à protéger l'environnement. Ces conditions d'exécution ne doivent pas avoir d'effet discriminatoire à l'égard des candidats potentiels»

Il est à noter qu’en dépit de ces clauses, il peut exister un doute quant à la légalité de leur utilisation à de telles fins, qui serait tranché par la juridiction administrative (on peut toutefois s’interroger sur le fait qu’une entreprise oserait déposer un recours contre une telle mesure).
Enfin, les collectivités locales qui s’inscriraient dans cette démarche pourraient exiger des organismes qui agrémentent les entreprises vérifiant les clauses d’insertion sociale qu’elles prennent en compte la non-utilisation des CNE et CPE. L’ensemble des collectivités pourraient se manifester en signant un appel du type de celui qui a été fait pour les « collectivités hors AGCS ».Vous retrouverez en pièce jointe un exemple d’appel .

III. L’impact d’un tel appel
Les collectivités locales représentent 8% de formation brute de capital fixe. L’activité d’entreprises non négligeables (eau, transport, assainissement, loisirs, propreté…) et des secteurs entiers dépendent plus ou moins des marchés publics et délégations de services publics locaux.
C’est donc d’une partie importante du produit intérieur brut de la France que seraient exclus le CPE et le CNE. L’effet de levier est donc essentiel, voire de nature à fortement compromettre le succès en terme du nombre de contrats signés des CPE et CNE.



En espérant que vous serez sensible à cet appel , veuillez recevoir , Mesdames , Messieurs , nos sentiments les meilleurs .



Pour le MJS OISE,
Aurélie DELOBEL
Animatrice Fédérale

par Animateur Fédéral publié dans : Dossier CPE
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus